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Appel à films ouvert pour la 5ᵉ édition

Poésie

Poésie

Le bleu ne se filme pas seulement : il s’écrit. Chaque année, le festival ouvre un concours de poésie et publie un recueil des textes finalistes.

Concours clos · clôturé le 31 décembre 2025

Concours de poésie 2026

Le concours de poésie Bleu Paris 2026 est désormais clos.

Du lancement jusqu’au 31 décembre 2025,

nous avons reçu 225 poèmes venus du monde entier.

225 voix singulières.
225 regards.
225 manières d’habiter une même couleur.

Un seul point commun les reliait :

le BLEU.

Bleu intime, bleu politique, bleu céleste, bleu mélancolique.
Bleu des souvenirs, bleu des corps, bleu des silences.
Chaque texte a exploré la couleur comme un territoire sensible, une matière vivante.

Lauréat·e

Le lauréat du concours de poésie

L’écran nous reflète encore

La magie qui panse la peine,

l’hôpital des pans de cœur

et il pleut dans mes cœurs

Je vois des pellicules ce soir,

les générations aussi

assis dans le noir avant la mienne,

attendant patiemment

que l’écran prenne vie.

Il était d’une couleur

il était bleu.

Extrait de « Nous étions d’une couleur » — Kathleen Mezo, Paris (75)
Kathleen Mezo, lauréate du concours de poésie
Kathleen Mezo, Festival Bleu Paris 2026 @astrocar.photo

Kathleen Mezo

Comédienne et autrice, Kathleen Mezo développe un univers artistique à la fois instinctif et profondément sensible. Depuis toujours, l’écriture s’impose à elle comme une nécessité : une manière de transformer l’expérience vécue en mots, ou en présence scénique.

Son travail explore des thématiques intimes, souvent liées à l’amour, à la perte et à la quête de soi. Elle y mêle une esthétique romantique, parfois teintée de gothique, où se rencontrent passion, douceur et sincérité.

En 2026, elle publie son premier recueil de poésie, Je me perds, donc je suis, aux éditions Les Bonnes Feuilles. Un ouvrage introspectif qui interroge l’identité et les émotions à l’aube de l’âge adulte.

Sa démarche artistique repose sur une écriture profondément ancrée dans le ressenti. À partir de souvenirs précis ou d’émotions brutes, elle laisse d’abord émerger un flux instinctif de mots, qu’elle retravaille ensuite pour en révéler la musicalité et la cohérence.

Le bleu

Pour Kathleen Mezo, le bleu est une mélancolie douce, jamais figée dans la tristesse. Une couleur vivante, presque électrique, qui traverse les émotions et les images.

Dans son poème, le bleu devient un point de rencontre entre ses deux passions : la littérature et le cinéma.

Écrit dans un train, au fil d’un voyage, le texte s’est construit dans un état de lâcher-prise, porté par la musique de Cinema Paradiso.

Il en résulte une évocation sensible de l’amour du cinéma, où le bleu incarne l’écran, cet espace de projection des émotions et des souvenirs.